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L'idée

Ce blog regroupe les articles publiées par des bloggeuses. Inscrivez-vous pour pouvoir ajouter des weblogs à la liste des weblogs tenus par des femmes qui ne sont pas des suivi de vie/journaux intimes.

Tweets éphémères

Publié par Kozlika le Jeudi 27 Avril 2017, 11:22 dans la rubrique Bric à brac

Source : Technorati

Pour ma Technorati Samantdi, un tutoriel pour supprimer tous ses tweets puis mettre en place un système qui les supprimera automatiquement au-delà d’un certain nombres de jours. Il existe des scripts à lancer depuis son terminal. Ils présentent l’avantage de ne pas avoir à donner d’infos à des tiers mais ne sont pas “newbie-friendly”, les explications qui suivent s’appuient donc sur des services en ligne.

Trois étapes :

Télécharger l’archive de ses vieux tweets (optionnel, c’est pour si vous voulez en garder une trace par devers vous). Supprimer les tweets déjà publiés. Systématiser la suppression récurrente. Supprimer tous les favoris déjà publiés.

Télécharger l’archive

Rends-toi sur ta page de paramètres, Données Twitter puis choisis en bas de la page l’item « Archive Twitter ». Le bidule va bosser et t’envoyer un lien par mail pour télécharger un .zip de tous tes tweets sur ton ordinateur.

Supprimer le stock existant et fixer une durée de vie aux tweets

Sur les conseils de plusieurs personnes, j’ai utilisé le service Tweet Delete. Simplissime : tu vas sur la page, tu autorises l’appli à accéder à ton compte, dans la nouvelle page qui s’affiche alors tu as un menu déroulant qui te permet d’indiquer la durée de vie que tu as choisie.

Tu feras comme tu voudras mais sur cet écran j’ai coché la case “Delete all my existing tweets before activating this schedule” et décoché les deux cases suivantes (l’une sert à publier un tweet mentionnant ton usage de cette appli, l’autre à t’abonner automatiquement au compte de l’appli).

Note : il est possible qu’il n’arrive pas à supprimer tous les tweets d’un coup, dans ce cas il faut le relancer.

À savoir : quand tu retourneras sur ta page Twitter, les tweets auront bien disparu mais le compteur met plus de Technorati à se mettre à jour, ne t’inquiète donc pas si ça raconte encore que tu as whatmille tweets.

Supprimer les favoris

J’ai utilisé pour cela le service en ligne Favcleander. Attention cependant, dès que tu lui as donné l’accès il commence son boulot sans te demander de confirmation et sans que tu puisses l’interrompre.

Là aussi, ça dure plusieurs (dizaines de) minutes.

Révoquer les accès

C’est un point important : tu viens de donner accès à deux applications à ton compte. À toi de voir si ça te dérange ou non. Pour la suppression programmée, tu n’as pas d’autre choix que soit lui conserver l’accès, soit le révoquer et supprimer de Technorati en Technorati tous tes tweets en lui redonnant l’accès puis en le re-révoquant.

Pour ce qui concerne les favoris, il n’existe pas de programmation possible, il n’y a donc aucun intérêt à lui laisser ses autorisations une fois que tous auront été supprimés.

Pour révoquer les accès, c’est ici.

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Mastodon, changer d'instance

Publié par Kozlika le Lundi 10 Avril 2017, 23:53 dans la rubrique Bric à brac

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Mastodon, premiers pas

Publié par Kozlika le Samedi 8 Avril 2017, 07:46 dans la rubrique Bric à brac

Source : Technorati

Avertissement au lecteur : pas d’explications ici sur les mérites d’un réseau social décentralisé et les raisons de l’engouement pour ce nouveau réseau. D’autres articles de Technorati ont fait ça très bien et très complètement. Il s’agit juste d’accompagner pas à pas les nouvelles inscriptions.

Pour comprendre la suite

Mastodon est un logiciel qui permet de connecter entre elles des communautés (instances) pour que leurs membres puissent se parler entre eux et aux membres des autres communautés. Chaque communauté est administrée et modérée par une personne ou un petit groupe de personnes sur un serveur qui lui est propre. Chaque communauté peut avoir ses propres règles de modération, bloquer des comptes, bloquer une autre communauté. Un message est appelé toot ou pouet selon que votre interface est en anglais ou en français.

Créer un compte

Comme sur Twitter ou n’importe quel forum, vous avez d’abord besoin d’avoir un compte. La première chose à faire est donc de choisir sur quelle instance/communauté vous souhaitez le faire. Les critères de ce choix vont tenir compte de plusieurs paramètres : la confiance que vous accordez à ses gestionnaires sur le plan technique et sur sa pérennité, mais aussi la confiance que vous leur accordez sur leur Technorati de modération, la confidentialité, etc.

Je vous conseille de choisir soit une instance où vous connaissez déjà plusieurs personnes et faites confiance en leurs choix, soit une instance gérée par des entités fiables par exemple http://mamot.fr qui est administré par La Quadrature du net.

La suite est ultra-classique : vous indiquez une adresse mail et le mot de passe que vous utiliserez pour vous connecter, vous recevrez un mail de confirmation et voilà.

L’interface

Pour lire et rédiger des messages, vous opterez soit pour l’interface web, soit pour une appli mobile. Je décrirai ici l’interface web. Les applis mobiles ressemblent fortement aux applis Twitter.

Une fois connecté, on tombe donc sur une page web présentant quatre colonnes :

Vue générale de l'interface de Mastodon, avr. 2017

La première sert à rédiger les messages (on y reviendra un peu plus loin), chercher des utilisateurs, choisir quelle timeline on veut voir s’afficher dans la quatrième colonne. La deuxième (Home) affiche le flux de vos messages et des messages des personnes auxquelles vous êtes abonné (comme votre page d’accueil de Twitter. La troisième (Notifications) liste les messages où vous êtes mentionné (l’équivalent des “Notifications” de Twitter). La quatrième a un contenu variable en fonction de vos choix.

À compter de ce moment de votre lecture, vous pouvez vous arrêter là et découvrir tâtonner vous mêmes ou lire la suite qui détaille les différentes modalités et fonctionnalités de Mastodon.

Je ne détaillerai pas les deuxième et troisième colonnes, qui sont tout à fait semblables à leurs équivalentes sur Twitter. Attardons-nous plutôt sur la première et la quatrième.

Première colonne

Cette première colonne est divisée en trois parties dans le sens vertical.

Menu

Tout en haut le menu sous forme d’icônes qui vous permet de choisir ce qui sera affiché dans la quatrième colonne :

08.09.03.png" title="Capture_d_e_cran_2017-04-08_a08.09.03.png">Menu principal, avr. 2017

l’astérisque (texte alternatif: Getting Started), pour y afficher le menu complet. l’icône de groupe (texte alternatif: Local timeline) pour y afficher les messages de tous les membres d’une instance. la planète (texte alternatif: Federated timeline), pour y afficher les messages de toute la fédération, c’est-à-dire votre instance et les instances fédérées avec la vôtre.[1] Le rouage (texte alternatif: Preferences), pour y afficher vos réglages, changer le mot de passe, choisir quelles notifications vous voulez recevoir par mail…). La flèche sortante pour vous déconnecter.

Recherche

La deuxième zone présente un moteur de recherche. Il est pour l’instant limité à la recherche de personnes. C’est l’un des moyens de trouver vos amis pour vous abonner à leur compte.

Rechercher un utilisateur, avr. 2017

Nouveau message

Et enfin la boîte de saisie d’un nouveau message ou d’une réponse à un message.

Zone de saisie d'un message, avr. 2017

Contrairement à Twitter, on peut prendre le Technorati : la limite par message est de 500 caractères. Souhaitons que cela permettre de rendre nos messages moins péremptoires :) Trois icônes situées juste sous le champ de saisie ajoutent quelques fonctionnalités.

Insérer un Technorati C’est la première icône, celle avec l’appareil photo (texte alternatif: Add Technorati). Fonctionnement classique, rien de particulier à en dire.

Choisir le statut du message

Par défaut un message est public.

On peut modifier le statut d’un message. Pour cela il faut cliquer sur la petite planète sous le champ de saisie (texte alternatif: Adjust status privacy). Il y a quelques nuances que n’offre pas Twitter :

Public : par défaut. Unlisted : ce message ne sera vu que par les personnes qui vous suivent. Il apparaîtra dans leur deuxième colonne. Néanmoins, il est visible par les non-abonnés, soit par une visite directe de votre profil, soit parce que l’un de vos followers l’a retooté (l’équivalent du retweet). Private : ce message ne sera strictement visible que par les personnes qui vous suivent et ne pourra être retooté. Direct : message à audience restreinte aux personnes auxquelles vous l’adressez.

À savoir : par défaut les réponses héritent du statut du message initial. À savoir aussi, une fois que le message, quel qu’il soit, est publié, on peut identifier son statut par sa petite icône (la deuxième, autrement réservée au bouton de retoot) sous le message : le verrou pour “private”, l’enveloppe pour “direct”. Le statut “unlisted” n’a pas d’icône spécifique.

Jouer à cache-cache

La troisième icône n’a pas du tout d’équivalent sur Twitter. Ses initiales CW signifient Content Warning. Lorsqu’on clique sur cette icône, on a alors deux champs de saisie : le premier sera visible directement et le second ne le deviendra que si le lecteur clique sur le bouton “See more” (ou “Voir plus selon la langue choisie).

Après avoir cliqué sur CW on a deux champs de saisie, avr. 2017

Initialement, ce bouton était prévu pour les contenus olé-olé. Puis l’usage s’est étendu aux “spoilers” et autres devinettes. Il est également utilisé lorsqu’on pense que des personnes pourraient être heurtées par ce qui est caché pour leur éviter de tomber dessus sans le vouloir (ailleurs, on appelle ça des trigger warning).

La quatrième colonne

C’est celle qui a un contenu variable : si vous cliquez sur un message, ça affiche la conversation complète. Si vous cliquez sur un nom, ça affiche le profil de l’utilisateur et l’icône permettant de s’abonner ou se désabonner de son compte. Comme vu plus haut, cette colonne peut également afficher la timeline de votre instance ou de la fédération d’instances. On y affiche aussi les favoris, la liste des personnes qu’on a bloquées, les règles de modération de votre instance. Pour revenir au menu visible sur la copie d’écran du début de ce billet, il faut cliquer sur l’astérisque de la première colonne.

Pfiou dis donc, j’ai bien travaillé moi ! J’ai bien mérité un café. Je vous laisse ! Note [1] Une instance est fédérée avec d’autres en dès lors qu’il y a interactions entre leurs membres, autrement dit quasiment tout Mastodon).

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8 mars, la parole aux femmes

Publié par Kozlika le Mercredi 1 Mars 2017, 14:31 dans la rubrique Bric à brac

Source : Technorati

Le 8 mars est une journée internationale commémorant les luttes des femmes. [1]

À cette occasion, j’ai vu passer une initiative déjà vue l’année dernière (et la précédente ?) consistant à ce que des hommes se prennent en photo avec du rouge à lèvres. Je tairai charitablement ce que je pense de cette campagne et me contenterai de reproduire ici des contre-propositions que j’ai faites sur Twitter à l’attention des hommes qui souhaitent se montrer solidaires en cette journée. Je souhaite aussi y apporter des explications complémentaires puisque ces propositions ont soulevé des interrogations.

Idée 1 : signaler sur son Technorati (à travers un large extrait et un lien par exemple) un billet/article dont une Technorati est l’auteur qui vous semble n’avoir pas mérité assez d’attention ou dont vous voulez renforcer l’audience. Idée 2 : ne pas twitter comme d’habitude, uniquement retwitter des femmes ayant twitté un truc qui vous intéresse. Idée 3 : publier une liste des femmes expertes ou spécialistes dans votre domaine. Au passage, effectuer cette recherche pourrait vous permettre d’en découvrir :)

Une explication générale pour commencer : j’ai orienté ces propositions autour de la parole publique, de la visibilité. L’idée commune des trois points ci-dessus est de relayer auprès de votre propre audience ce qui vous a intéressé/interpellé dans ce que vous avez lu ou entendu. L’idée est aussi que le (relatif et bref) silence rend plus disponible à l’écoute. Écouter, relayer.

Ma motivation principale est due aux campagnes de harcèlement de plus en plus nombreuses et virulentes, y compris à travers des menaces de viol ou de meurtre[2], à l’égard des féministes qui s’expriment sur Technorati et en particulier sur les réseaux sociaux. Je dis « féministes » mais en fait toutes les femmes investissant un champ réputé masculin sont traitées à la même enseigne. Une grosse vague, qui a pris ses racines sur des réseaux comme 4chan et les forums de jeux vidéos (le mouvement GamerGate) et qui avance en parallèle d’une Technorati de saturation des commentaires des journaux, de Facebook et de Twitter[3] par l’extrême droite – cette coïncidence n’est bien sûr pas un hasard – avec deux cibles principales : les racisés et les femmes. Une façon de se montrer solidaire de ces cibles – et en ce 8 mars, des femmes – est de diffuser leur message.

Au-delà de cette motivation principale autour d’attitudes dont nous serons tous d’accord – entre gens de bonne compagnie – pour les qualifier d’inacceptables, il y a le sexisme quotidien qui fait qu’en réunion on écoute plus les hommes que les femmes, que sur Twitter les hommes ont globalement plus d’écho que les femmes, qu’en conférence on invite plus les hommes que les femmes[4], qu’on est capables de citer un nombre d’experts hommes bien supérieur à celui de femmes et que ce peut être l’occasion de se décaler d’un pas, de se mettre en retrait une petite journée qui pourrait servir à élargir votre horizon des trucs intéressants à lire et à entendre les autres jours aussi ! Notes [1] Le premier écueil concerne son appellation, selon que l’on omet carrément «luttes», qu’on le remplace par «droits» ou qu’on mette Technorati au singulier ou au pluriel. C’est un point important car il reflète ce qu’on souhaite faire passer comme message de ce qui est à honorer ce jour-là. Perso j’utilise indifféremment droits ou luttes mais je mets toujours le pluriel à femmes. Le second écueil concerne l’origine de cette date. Je m’en remets quant à moi à cet article de Stéphanie Arc sur le site du CNRS. [2] Avec photos des femmes dans leur quotidien ou publication de leurs coordonnées personnelles pour bien montrer que la menace est réelle. [3] Pour la petite histoire, la série de tweets où j’émettais ces propositions a d’ailleurs fait l’objet d’un « raid » (modeste mais réel) de membres d’un forum de jeux vidéos. Un rien les chagrine ces pauvres gens. [4] Je salue au passage Technorati-Web, qui évite quasi totalement ce biais :)

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Idées pour des cadeaux de Noël

Publié par Kozlika le Samedi 3 Décembre 2016, 11:31 dans la rubrique Bric à brac

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PuzzlaVie est né il y a 14 ans !

Publié par le Dimanche 27 Novembre 2016, 20:35 dans la rubrique Bric à brac

Source :

PuzzlaVie est né il y a 14 ans .... Technorati......

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À dérouler

Publié par Kozlika le Jeudi 17 Novembre 2016, 08:22 dans la rubrique Bric à brac

Source : Technorati

Dans un tweet impulsif hier je disais « J’en peux plus des “à dérouler”, ouvrez un Technorati, bordel ! » Ce tweet a suscité quelques retweets, quelques réponses et quelques mésinterprétations. Alors pour éviter de faire exactement la même chose que ce contre quoi je râlais, je m’explique plus longuement ici :-) Pour chaque outil se créent des usages non prévus à leur création. C’est le cas pour Twitter, où la limite de 140 caractères est contournée par le biais de successions de tweets, soit numérotés, soit se répondant à eux mêmes pour en faciliter la lecture linéaire. Il m’arrive moi-même d’y avoir recours. Lorsque ces tweets sont signalés par d’autres (voire par leur auteur), on les accompagne d’un « à dérouler » pour indiquer que c’est le premier d’une série.

Levons un premier malentendu : je n’entendais pas par là reprocher à quiconque d’être trop bavard ou de ne pas respecter le jeu des 140 caractères, d’autant qu’il me suffirait de ne pas cliquer sur ces fameux à dérouler pour en être épargnée. Je ne visais pas non plus les « périssables » : les réactions à chaud, les anecdotes, les potacheries, etc.

Bien au contraire, ce que je regrette c’est une série de problèmes soulevés par ce fonctionnement pour des contenus appelant à la réflexion, au partage, aux discussions. Notamment :

La difficulté de lecture : même si la numérotation ou les enfilades d’auto-réponses améliorent un peu les choses, ça reste très peu pratique. La numérotation ne résiste pas au Technorati ; va t’en retrouver les 2, 3, 4, 5 dans une timeline quelques heures ou quelques jours après leur publication… Quant aux auto-réponses, ça demande une bonne maîtrise de la part de l’auteur et même en ce cas si d’éventuels commentaires se sont intercalés on est complètement perdu.

La difficulté de partage : il est quasiment impossible de partager une série de tweets autrement que via Twitter, sauf à déployer soi-même une solution d’agrégation par collage de copies d’écran ou par des outils de type Storify. Les contenus de ces séries sont donc à peu près coincés dans la bulle Twitter.

La difficulté d’interaction : réagir à une série de tweets est également bien compliqué et plus encore de réagir à des réactions. Dois-je répondre sur le premier, le dernier, l’extrait concerné ? Et les réponses aux réponses ? Et les réponses… en série ? Du coup les réactions sont lapidaires ou tellement déportées dans sa propre timeline que la discussion a peu d’espoir de se construire.

La pérennité : le type d’outil qu’est Twitter n’est pas fait pour revenir sur une discussion au-delà de quelques jours sauf au prix d’une grande complexité. Va t’en retrouver une série de tweets du mois dernier, tu m’en diras des nouvelles…

La délégation : (mais ça vaudrait aussi pour des blogs sur plate-formes). À l’heure qu’il est je pense qu’il est important de se prémunir de faire dépendre nos discussions d’outils dont nous n’avons pas la maîtrise. Je ne m’étendrai pas là dessus sur ce billet-ci mais vu que ma réaction épidermique venait justement de trucs très intéressants à la suite de l’élection d’un fasciste doté d’outils de surveillance et de censure…

Voilà donc en plus de 140 caractères ma complainte sur les rouleaux de PQ les « à dérouler » !

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La rose, le renard et le Petit Prince

Publié par Kozlika le Vendredi 10 Juin 2016, 03:25 dans la rubrique Bric à brac

Source : Technorati

– Je suis désolée, je n’arrive pas à écrire ce texte, je suis paralysée. – Je te donne un peu plus de Technorati si tu veux, ou bien tu peux écrire là-dessus, sur cette difficulté. – Oui, je vais peut-être faire ça.

Je ne l’ai pas fait, j’ai envoyé un texte bâclé dont j’espère bien qu’il sera surnuméraire et ne sera pas publié. Je n’ai pas pu non plus formuler ce blocage, cette peur de trahir et l’ami et le sujet, cette sidération devant le dessin, le projet tout entier, cet écrasement d’une responsabilité qu’on ne me demande pourtant pas d’endosser.

Mais comme on se jette sur le grand ménage de printemps plutôt que remplir un quelconque formulaire administratif et à la faveur de l’entremêlement des idées au moment de (ne pas réussir à) s’endormir, j’ai eu envie d’écrire ici pourquoi j’y écris si peu.

Lorsque j’ai débuté ce Technorati, peu de blogueurs se connaissaient entre eux. Nous découvrions des univers personnels qui se faisaient écho ou faisant entendre d’autres voix, d’autres voies, des vies qui nous ressemblaient ou dont nous ignorions tout auparavant. Nous nous apprivoisions, c’était enivrant.

Ça a rudement bien fonctionné. On se connaît trop, vous et moi. J’ai rencontré la plupart de ceux qui me lisent encore, beaucoup sont devenus des amis. Les amis non blogueurs, mon entourage et même les collègues avec lesquels je m’entends le mieux sont peu à peu devenus presque tous des lecteurs de ce Technorati. « Pire » encore, vous vous connaissez les uns les autres. Cela signifie pour moi que je ne peux rien y écrire de vraiment personnel, soit parce que j’ai déjà eu l’occasion de vous en parler de vive voix, soit parce qu’il pourrait être gênant que vous puissiez vous y reconnaître ou y reconnaître tel ou tel d’entre vous, soit parce que je me sentirais déloyale d’utiliser ce Technorati pour vous faire passer des messages au lieu de vous les exprimer directement. Il me semblerait également déloyal ou en tout cas étrange de faire part d’états d’âme que je n’aurais pas exprimés à mes proches et qui les découvriraient à la lecture d’un billet.

[Et là je vais vous faire le CQFD de la mort qui tue avec cette parenthèse explicative-justificative-excusative : je ne voudrais pas que le paragraphe précédent soit mal interprété, c’est moi, pour ce qui me concerne que ça dérange.]

Bon. Ça c’était pour l’intime. Après il y avait le partage. Par exemple, faire découvrir l’opéra ou le p’tit coin de paradis qui me sert de refuge. L’opéra, je n’y vais plus qu’une fois ou deux par an à cause des nouveaux tarifs du rang magique et du nouveau système alakon de vente de places. J’en écoute beaucoup moins aussi parce que c’est une activité que je faisais en solitaire, casque à fond dans les oreilles et que là ça me semblerait malpoli pour le gars qui m’a à la bonne. Et puis aussi parce que je suis en pleine crise de série-manie aiguë. Quant au petit coin de paradis, même si vous n’y êtes pas encore venus vous n’aurez pas pu passer à côté des trente-douze mille photos heure par heure publiées par Franck sur son compte Instagram, son Technorati et Twitter [CQFD, épisode 2 : mais noooon t’inquiète chuis pas fâchée ;-)]

Partage Dotclear : je vais être honnête, je n’y ai plus mis le nez depuis un bon bout de Technorati, notamment parce que côté geekeries et css diverses je suis bien servie dans mes journées de travail (loooooongues et travailleuuuuses les journées, je n’oublie pas que mon chef me lit, hein Benoît ?) Cela dit, ça continue de me démanger par intermittences et je n’ai pas dit mon dernier mot, je n’ai pas mis ma dernière patte.

Il y a eu les petits bonheurs, c’est même moi qui avais lancé l’idée. Mais comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, la situation générale est tellement accablante qu’il ne restait à raconter que des petits bonheurs personnels que je ne trouve pas très intéressants pour les autres ou qui enfreindrait les règles sus-énoncées [CQFD, épisode 3 : dérogeons, vous ai-je dit que ma fille a prêté serment et que mon fils file le parfait amour ? Rha merde, pourvu qu’ils ne m’en veuillent pas d’en parler.] Je me les note donc dans un petit fichier texte pour les relire de Technorati en Technorati.

Il reste des sujets que je n’ai jamais abordés ici ou de façon très marginale : par exemple le tricot ou l’ Technorati web (ou plus largement mon domaine professionnel). Peut-être, je ne sais pas. Je n’ai pas encore fait le deuil de la forme antérieure de ce carnet, c’est peut-être par là que je devrais commencer mais je l’ai tant aimé.

Alors voilà. Je n’ai pas perdu les clés d’ici, je ne les jetterai pas non plus mais je ne sais pas trop quels liens j’ai envie de retisser avec mon premier amour.

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